Réfléchir l'insertion professionnelle autrement en donnant la parole aux principaux intéressés, demandeuses et demandeurs d'emploi c’est ce que se propose de faire PaPu (Participation des Publics) ... et pas n'importe comment puisqu'il s'agit d'utiliser la philosophie et les principes méthodologiques de la démocratie délibérative.

Après deux années de préparation, le projet va se concrétiser en 2026.

Il va permettre à des personnes éloignées de l’emploi de rejoindre une assemblée pour faire entendre leur voix !

Selon les principes de la démocratie délibérative, ces personnes pourront s’informer – écouter - réfléchir et imaginer avec les autres quelle place elles voudraient que le travail, l'emploi, la formation et l'éducation occupent dans leur vie.

Ensemble, elles proposeront des actions et des mesures concrètes pour rendre le marché de l’emploi plus inclusif et valorisant.

Ce projet s’adresse à toute personne sans emploi et en galère, souhaitant décider quoi faire de sa vie et désireuse d'y réfléchir collectivement.

Vous voulez en savoir plus ? La FAQ (foire aux questions) ci-dessous, le podcast ainsi que la séance d'info du 4/03/2026, vous permettent de saisir rapidement les aspects principaux du projet et de comprendre comment y contribuer, de plein de manières possibles selon votre expertise, votre envie, vos possibilités.

 

PaPu, le podcast – épisode 1

La séance d'info du 4 mars 2026 en vidéo

FAQ - panel délibératif

C’est vrai qu’il existe quantité d’études et d’analyses sur le sujet, sans compter les dispositifs d’’aide. Elles et ils sont nombreux à prendre la parole pour expliquer pourquoi certains publics peinent à trouver de l’emploi – les expert·es, sociologues, économistes, travailleur·euses social·es – comment ils doivent s’y prendre – les opérateurs d’insertion socioprofessionnelle – et ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire – les pouvoirs publics. La seule parole inaudible est celle des principaux intéressés. C’est la raison pour laquelle nous voulons non seulement la recueillir, mais surtout proposer un espace-temps qui permettent d’élaborer une réflexion via l’écoute, la prise d’information, le témoignage, le dialogue, la délibération.

La parole que vous recueillez au quotidien auprès de vos publics est précieuse. De nombreuses études, parmi celles que nous avons recensées et consultées, s’y réfèrent d’ailleurs. À cette parole indirecte, nous proposons d’ajouter une autre parole, directe cette fois puisque sans l’intermédiaire que constitue le/la travailleur·euse social·e ou le/la chercheur·euse. La parole recueillie lors de groupes de parole, assemblées, formations ou autre dispositif permet de répondre à une question et/ou de réagir, s’exprimer, témoigner ; la parole qui émergera du panel délibératif sera le résultat d’un processus de 5 jours où les personnes auront constitué un groupe, écouté les autres (pairs, expert·es du vécu, personnes ressources, toute autre source d’information) pour s’informer, exprimé leur position/ressenti/proposition, évolué au fil du travail d’information, d’écoute et de délibération, construit des propositions d’actions concrètes à plusieurs et voté les recommandations correspondantes.

Le tirage au sort des participant·es au panel se fait sur base volontaire. Les personnes s’impliquent dans un processus et avec un mandat clairement définis : s’informer, dialoguer, écouter, s’exprimer, délibérer, proposer des actions concrètes (les futures recommandations) pendant 5 jours sur la question de l’emploi, du travail, de la formation et de l’éducation. Au terme des 5 jours, les recommandations sont relayées auprès du monde politique, des entreprises, des acteur·ices de l’insertion socioprofessionnelle, des acteur·ices de la société civile intéressé·es, des chercheur·euses et des médias. Le commanditaire s’engage auprès d’elleux à relayer et à assurer le suivi (au minimum à 6 mois puis à 1 an).

Pour faciliter matériellement la participation de personnes en situation de précarité/fragilité au panel, le budget prévoit un poste important consacré à assurer à chacune d’entre elles un défraiement journalier (75 EUR) ainsi qu’à prendre en charge les frais divers qui pourraient constituer un obstacle : transport, garde d’enfant/de parent malade, catering, interprète ...

On peut donc dire que cela sert, d’une part, à dignifier des personnes précarisées en leur faisant confiance et en les écoutant ; et, de l’autre, à compléter et nourrir la réflexion des différents acteurs de la société, qu’ils soient économiques, sociaux, politiques ou académiques.

Les recommandations seront relayées auprès des acteur·ices politiques, des entreprises, du secteur socioprofessionnel, du monde académique et des chercheur·euses en sciences sociales, de la société civile et des médias.

Vous pouvez aider de multiples façons qui vont d’un engagement minimum à une implication plus forte :

  • Nous autoriser à utiliser votre logo sur nos supports de com’, sous la mention « Avec le soutien de »
  • Communiquer/diffuser l’info auprès de vos partenaires/vos publics
  • Mettre à disposition un espace ou un local pour la tenue d’une micro-assemblée
  • Animer des micro-assemblées
  • Organiser des micro-assemblées
  • Nous communiquer les possibles obstacles à une participation au panel de vos publics (obstacles auxquels nous n’aurions pas pensé)
  • Encourager le recrutement de participant·es via la technique des « ambassadeur·ices » (de proche en proche, pour toucher les publics moins « captifs »)
  • Nous faire bénéficier de votre expertise en matière d’échantillonnage, de facilitation/animation, d’évaluation, de méthodologie en général

Il s’agit d’un commanditaire collectif regroupant 4 associations : l’IRFAM, le Monde des possibles, Perspectives et CALIF.

Dans un processus délibératif, le commanditaire est chargé de donner mandat à l’assemblée délibérative, lui allouer les ressources nécessaires, recueille les recommandations du panel et les relaie.

Outre le commanditaire, un processus délibératif doit comporter :

  • Un comité d’experts ou de sages, garant du processus, constitué d’expert·es de différents secteurs concernés (entreprises, monde de la recherche, société civile, insertion socioprofessionnelle, etc.)
  • Plusieurs animateur·ices-facilitateur·ices pour veiller à la circulation équitable et respectueuse de la parole, à ce que chacun·e se sente à l’aise et puisse s’exprimer confortablement, gérer les conflits, animer les débats, etc.
  • Un·e ou plusieurs observateur·ices pour garantir la transparence et le sérieux du processus
  • Un·e ou plusieurs évaluateur·ices pour évaluer le processus du début (les micro-assemblées participatives) à la fin (la remise des recommandations et le suivi desdites recommandations)
  • Un groupe projet (souvent divisé en plusieurs sous-groupes de travail) pour organiser concrètement le processus
  • Entre fin mars et juin 2026 : ateliers de déconstruction des stéréotypes et de formation à la prise de parole, par 48FM
  • Entre juin et septembre 2026 : micro-assemblées participatives
  • Octobre 2026 : assemblée délibérative

Vous avez des questions, vous voulez nous contacter, nous rejoindre ou nous épauler d’une façon ou d’une autre dans ce projet : papu@nubo.coop

Pour contacter le groupe de travail : papu@nubo.coop

 

PaPu est un projet de : 

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